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Congé maternité : durée, report et indemnités en 2026

Les durées officielles pour une salariée du privé, les marges de manœuvre que vous avez, et ce qui change avec le congé supplémentaire de naissance.

Mis à jour le 13 octobre 2026 · sources vérifiées le 13 octobre 2026

En bref

Pour une salariée du privé, le congé maternité dure 16 semaines pour un premier ou un deuxième enfant (6 avant la naissance, 10 après), 26 semaines à partir du troisième, 34 semaines pour des jumeaux et 46 pour des triplés ou plus. Vous devez arrêter de travailler au moins 8 semaines, dont 6 après l'accouchement.

Les durées du congé maternité en 2026

Le congé maternité se compose d'un congé prénatal (avant la date présumée d'accouchement) et d'un congé postnatal (après la naissance). Pour une salariée du secteur privé, sa durée dépend du nombre d'enfants que vous avez déjà à charge et du nombre de bébés attendus.

SituationAvant la naissanceAprès la naissanceTotal
1er ou 2e enfant6 semaines10 semaines16 semaines
3e enfant ou plus8 semaines18 semaines26 semaines
Jumeaux12 semaines22 semaines34 semaines
Triplés ou plus24 semaines22 semaines46 semaines

Source : service-public.fr, fiche F2265 vérifiée le 1er juin 2026. Votre convention collective peut prévoir des durées plus longues : un simulateur sur service-public.fr permet de la consulter.

Vous pouvez renoncer à une partie de votre congé, mais l'arrêt de travail est obligatoire pendant au moins 8 semaines, dont 6 après l'accouchement.

Pour situer vos dates, calculez d'abord votre date présumée d'accouchement avec notre calcul de la date d'accouchement : c'est elle qui fixe le début du congé prénatal.

Ajuster les dates : avancer ou reporter

Reporter une partie du congé prénatal

Si vous vous sentez bien et souhaitez garder plus de temps avec votre bébé, vous pouvez réduire votre congé prénatal de 3 semaines au maximum ; votre congé postnatal est alors allongé d'autant. Il faut :

  • l'avis favorable du professionnel de santé qui suit votre grossesse (certificat attestant que votre état permet de continuer à travailler) ;
  • une demande de report adressée à votre caisse d'assurance maladie, au plus tard la veille de la date de congé initialement prévue.

L'accord de l'employeur n'est pas nécessaire. Attention : si vous êtes en arrêt de travail pendant la période reportée, le report est annulé et le congé prénatal démarre au premier jour de l'arrêt.

Avancer le congé prénatal

Le début du congé prénatal peut être avancé dans deux cas, avec l'avis favorable du professionnel qui suit votre grossesse :

  • naissance d'un 3e enfant : jusqu'à 2 semaines plus tôt ;
  • naissances multiples : jusqu'à 4 semaines plus tôt.

Le congé postnatal est alors réduit de la même durée.

Grossesse pathologique, naissance prématurée ou tardive

  • État pathologique lié à la grossesse ou à l'accouchement : le congé peut être augmenté de 2 semaines avant la date présumée d'accouchement et de 4 semaines après, sur certificat du médecin ou de la sage-femme.
  • Naissance en avance : la durée totale ne change pas, le postnatal est rallongé. Si le bébé naît plus de 6 semaines avant la date prévue et que son hospitalisation est obligatoire, le congé est prolongé du nombre de jours entre la naissance et la date prévue de début du congé prénatal.
  • Bébé hospitalisé plus de 6 semaines après sa naissance : vous pouvez reprendre le travail et reporter le reste de votre congé postnatal à la fin de l'hospitalisation ; ce report ne peut pas vous être refusé.
  • Naissance après la date prévue : le congé prénatal est prolongé jusqu'à l'accouchement, sans réduire le congé postnatal.

Les indemnités journalières

Pendant le congé, votre contrat de travail est suspendu : vous ne percevez pas votre salaire, mais des indemnités journalières (IJ) de l'Assurance maladie, versées tous les 14 jours, si vous remplissez les conditions (notamment 6 mois d'affiliation et un minimum d'heures travaillées ou de cotisations).

Le calcul retenu par service-public.fr en 2026 :

  1. Salaire journalier de base = total de vos 3 derniers salaires bruts divisé par 91,25.
  2. Les salaires sont pris en compte dans la limite du plafond mensuel de la Sécurité sociale, soit 4 005 € par mois en 2026.
  3. La caisse retire un taux forfaitaire de 21 %.
  4. Le résultat est compris entre 11,12 € et 104,02 € par jour.

Beaucoup de conventions collectives prévoient un maintien de salaire, parfois intégral : vérifiez la vôtre ou interrogez votre service RH. Un simulateur officiel (lien depuis la fiche service-public) donne une estimation personnalisée.

Vos protections au travail

  • Pendant le congé : protection dite absolue, l'employeur ne peut pas rompre votre contrat, même pour faute grave.
  • Congés payés pris juste après : même protection absolue.
  • Les 10 semaines qui suivent : protection relative, le licenciement n'est possible que pour faute grave ou impossibilité de maintenir le contrat pour un motif étranger à la maternité.
  • Au retour : vous retrouvez votre emploi ou un emploi similaire, avec au moins la même rémunération, majorée des augmentations individuelles accordées pendant votre absence aux salariés de votre catégorie (ou de la moyenne des augmentations individuelles de l'entreprise). Un entretien d'orientation professionnelle vous est proposé, et le congé compte comme du temps de travail effectif pour l'ancienneté.

Nouveau en 2026 : le congé supplémentaire de naissance

Depuis le 1er juillet 2026, chaque parent salarié peut prendre, après son congé maternité ou paternité, un congé supplémentaire de naissance de 1 ou 2 mois, en même temps que l'autre parent ou en alternance, éventuellement en deux périodes d'un mois. Il concerne les enfants nés à partir du 1er janvier 2026.

PointCe que dit service-public.fr
Durée1 ou 2 mois par parent, fractionnable en deux fois 1 mois
DélaiDans les 9 mois suivant la naissance (enfants nés à partir du 1er juillet 2026) ; entre le 1er juillet 2026 et le 31 mars 2027 pour les enfants nés au premier semestre 2026
PrévenanceInformer l'employeur 1 mois à l'avance
Indemnisation70 % du salaire net le 1er mois, 60 % le 2e, dans la limite de 4 005 € par mois
DémarcheL'employeur transmet la demande à la CPAM ou à la MSA

C'est une vraie respiration pour organiser les premiers mois à deux. Notez les dates dans votre agenda dès la naissance.

Pour le co-parent : congé de naissance et congé de paternité et d'accueil

Le père, la personne qui vit en couple avec la mère, ou, dans un couple de femmes ayant fait une reconnaissance conjointe anticipée, la mère qui n'a pas accouché, a droit à :

CongéDurée (naissance d'un enfant)Ce qu'il faut savoir
Congé de naissance3 jours ouvrablesObligatoire, juste après la naissance
Congé de paternité et d'accueil de l'enfant25 jours calendaires (32 pour des naissances multiples)4 jours obligatoires tout de suite après le congé de naissance, puis 21 jours (28 en cas de naissances multiples) à prendre dans les 6 mois, en une fois ou en deux périodes d'au moins 5 jours
Congé supplémentaire de naissance1 ou 2 moisAprès le congé de paternité, voir plus bas

Source : service-public.fr, fiche F3156 vérifiée le 1er juin 2026. Les indemnités journalières sont versées par l'Assurance maladie.

Ce que dit la recherche

Une revue systématique de 2015 (Aitken et coll., Social Science & Medicine) a rassemblé les études sur le lien entre congé maternité rémunéré et santé des mères : les études menées au niveau individuel retrouvent des bénéfices pour la santé des mères (santé mentale, bien-être, santé générale ont été étudiés), avec des résultats qui varient selon la durée du congé. Les auteurs soulignent les limites des données. Prendre le temps de récupérer n'est pas un luxe : c'est aussi une question de santé.

Le calendrier pratique, à imprimer

Pour préparer sereinement ces semaines, notre guide semaine par semaine rassemble les rendez-vous, les démarches et les questions à poser à chaque étape.

Reprendre le travail après quelques semaines ou prendre tout le temps prévu : les deux choix se respectent, et seule votre famille sait ce qui lui convient.

Vous êtes indépendante, fonctionnaire ou demandeuse d'emploi ? Les règles diffèrent : consultez la fiche service-public.fr correspondant à votre statut ou votre caisse.

Les questions des parents

Quelle est la durée du congé maternité pour un premier enfant ?

16 semaines pour une salariée du privé, soit 6 semaines avant la date présumée d'accouchement et 10 semaines après. La durée est la même pour un deuxième enfant.

Peut-on travailler plus longtemps avant l'accouchement ?

Oui. Vous pouvez reporter jusqu'à 3 semaines de congé prénatal sur le congé postnatal, avec l'avis favorable du professionnel qui suit votre grossesse et une demande à votre caisse au plus tard la veille du congé prévu. L'accord de l'employeur n'est pas nécessaire.

Que se passe-t-il si bébé arrive en avance ?

La durée totale reste la même : le congé prénatal est raccourci et le postnatal allongé d'autant. Si l'enfant naît plus de 6 semaines avant la date prévue et doit être hospitalisé, une période supplémentaire est prévue.

Combien touche-t-on pendant le congé maternité ?

La caisse verse des indemnités journalières calculées sur vos trois derniers salaires bruts, dans la limite du plafond de la Sécurité sociale. En 2026, elles sont comprises entre 11,12 € et 104,02 € par jour, et votre convention collective peut prévoir mieux.

Sources

  1. Service-public.fr — Congé de maternité d'une salariée du secteur privé (vérifié le 1er juin 2026) vérifiée le 13 octobre 2026
  2. Service-public.fr — Congé supplémentaire de naissance d'un salarié du secteur privé (vérifié le 3 juin 2026) vérifiée le 13 octobre 2026
  3. Service-public.fr — Congé de paternité et d'accueil de l'enfant d'un salarié du secteur privé (vérifié le 1er juin 2026) vérifiée le 13 octobre 2026
  4. Aitken Z. et al. — The maternal health outcomes of paid maternity leave: a systematic review, Social Science & Medicine, 2015 (DOI 10.1016/j.socscimed.2015.02.001) vérifiée le 13 octobre 2026

Mamavela informe ; ce guide ne remplace pas votre sage-femme, votre médecin ou votre pédiatre, qui connaissent votre situation. Au moindre doute, appelez-les. En cas d’urgence : le 15 ou le 112.

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