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Enceinte au chômage : vos indemnités et vos droits France Travail

Le congé maternité existe aussi quand on est inscrite à France Travail. Voici qui paie, combien, et comment retrouver vos allocations chômage ensuite.

Mis à jour le 13 octobre 2026 · sources vérifiées le 13 octobre 2026

En bref

Au chômage, vous avez droit aux indemnités journalières de maternité de la CPAM si vous percevez une allocation chômage, si vous en avez perçu une dans les 12 derniers mois, ou si vous avez cessé votre activité salariée depuis moins de 12 mois. Les allocations chômage sont suspendues pendant le congé puis reprennent ensuite, sans perte de droits ni baisse de leur montant.

Vous avez droit à un congé maternité

Être au chômage ne vous prive pas du congé maternité. Sa durée se calcule exactement comme pour une salariée, à partir de la date présumée d'accouchement (document Caf-CPAM de janvier 2026) : 16 semaines pour un premier ou un deuxième enfant, 26 à partir du troisième, davantage pour des jumeaux ou des triplés. Le détail est sur notre page congé maternité.

Ce qui change, c'est qui vous paie : pendant le congé, ce sont les indemnités journalières de la CPAM qui prennent le relais, et France Travail met votre allocation en pause.

Les conditions pour être indemnisée par la CPAM

Selon service-public.fr (fiche F2265, en vigueur au 13 octobre 2026), vous avez droit aux indemnités journalières de maternité si vous êtes dans l'un de ces cas :

  • vous percevez une allocation chômage de France Travail ;
  • vous en avez perçu une au cours des 12 derniers mois ;
  • vous avez cessé votre activité salariée depuis moins de 12 mois.

C'est l'activité salariée que vous exerciez avant votre chômage qui détermine les règles d'attribution et le calcul de vos indemnités.

Vous n'êtes dans aucun de ces cas (fin de droits depuis plus d'un an, jamais salariée) ? Vous n'aurez pas d'indemnités journalières, mais vos examens de grossesse restent pris en charge et les aides de la Caf, comme la prime de naissance, dépendent de vos ressources, pas de votre statut. Une assistante sociale de votre CPAM, de votre Caf ou d'un centre de PMI peut faire le point avec vous.

Le calcul

La CPAM applique la même formule que pour une salariée, mais sur les salaires des 3 derniers mois avant la date de rupture de votre contrat de travail (ou sur 12 mois si votre activité était discontinue), selon le document Caf-CPAM de janvier 2026 :

  1. somme des 3 derniers salaires bruts, chacun limité au plafond mensuel de la Sécurité sociale ;
  2. divisée par 91,25 ;
  3. moins 21 % ;
  4. résultat compris entre 11,12 € et 104,02 € par jour en 2026.

Exemple : avant votre fin de contrat, vous gagniez 1 800 € brut par mois. Votre indemnité est d'environ 46,75 € par jour, soit environ 654,51 € tous les 14 jours (calcul Mamavela d'après la formule officielle). Tous les exemples chiffrés sont sur notre page calcul des indemnités du congé maternité.

Les indemnités sont versées tous les 14 jours, pour chaque jour de la semaine, pendant toute la durée du congé.

Les démarches, dans l'ordre

  1. Déclarez votre grossesse comme toute future maman : c'est votre médecin ou votre sage-femme qui s'en charge le plus souvent, avant la fin du 3e mois. Voir notre page déclaration de grossesse.
  2. Envoyez à votre CPAM, avant le début du congé :
  3. les copies de vos 4 derniers bulletins de salaire avant le début du congé (dernier emploi salarié) ;
  4. une attestation sur l'honneur précisant votre dernier jour de travail.
  5. Prévenez France Travail de votre congé maternité lors de votre actualisation.
  6. À la fin du congé, réinscrivez-vous dans les 5 jours pour retrouver vos allocations.

Rangez vos bulletins de salaire dans un dossier unique dès maintenant : ce sont eux qui ouvrent vos droits, et on les cherche toujours au mauvais moment.

Et vos allocations chômage ?

Pendant le congé : suspendues

France Travail l'écrit clairement : « Le versement des allocations chômage est interrompu pendant la période correspondant au congé maternité ». Vous ne pouvez pas toucher les deux en même temps.

Après le congé : elles reprennent, sans être rognées

Vous retrouvez vos droits restants, dans les mêmes conditions qu'avant, si :

  • il vous reste des droits ;
  • ces droits ne sont pas trop anciens : ils doivent avoir été ouverts dans un délai maximum de 3 ans, allongé de la durée des droits attribués au départ ;
  • vous êtes de nouveau disponible pour occuper un emploi ;
  • vous vous réinscrivez dans les 5 jours qui suivent la fin du congé.

Exemple donné par France Travail : vous avez 24 mois de droits et votre congé commence après 6 mois d'allocation ; à la fin du congé, vous pourrez percevoir les 18 mois restants.

Et le montant de vos futurs droits ?

Le congé maternité n'a pas d'effet sur le montant de votre future allocation chômage, selon France Travail :

  • pendant un contrat, les sommes perçues pendant le congé sont exclues du calcul et France Travail reconstitue un salaire à partir de votre rémunération habituelle ;
  • entre deux contrats, la période n'entre pas dans le calcul du salaire de référence (pensez à la déclarer lors de votre demande).

Les règles sont différentes pour les intermittentes du spectacle : renseignez-vous auprès de France Travail spectacle.

Les aides qui ne dépendent pas de votre emploi

  • La prime de naissance de la Caf, versée au 7e mois sous condition de ressources.
  • L'allocation de base de la Paje, chaque mois jusqu'aux 3 ans, sous condition de ressources.
  • La prise en charge à 100 % de vos frais médicaux à partir du 6e mois : voir notre page grossesse prise en charge à 100 %.
  • Le document Caf-CPAM de janvier 2026 rappelle aussi que si vous avez moins de 25 ans et attendez un enfant, vous pouvez être éligible au RSA sous condition de ressources.

Et le congé supplémentaire de naissance ?

Il est ouvert aux demandeurs d'emploi, mais son indemnisation ne se cumule pas avec les allocations chômage (service-public.fr, fiche F39685). Avant de le demander, comparez avec votre caisse et France Travail ce qui est le plus favorable pour vous. Voir notre page congé supplémentaire de naissance.

Toutes les démarches de la grossesse aux 3 ans sont rangées sur notre page attendre un enfant en France. Le guide Attendre un enfant en France réunit toutes ces démarches dans un calendrier à cocher, avec les situations particulières, dont celle des demandeuses d'emploi.

Les questions des parents

Combien touche-t-on en congé maternité quand on est au chômage ?

Les indemnités de la CPAM sont calculées sur les salaires que vous perceviez avant votre chômage, avec la même formule que pour une salariée, entre 11,12 € et 104,02 € par jour en 2026. Elles remplacent l'allocation chômage pendant le congé.

Est-ce que je perds mes droits au chômage pendant le congé maternité ?

Non. France Travail suspend le versement pendant le congé, puis vous percevez les droits restants dans les mêmes conditions, à condition de vous réinscrire dans les 5 jours qui suivent la fin du congé.

La durée du congé maternité est-elle la même au chômage ?

Oui. Elle se calcule de la même façon, à partir de la date présumée d'accouchement. Seules les règles d'indemnisation diffèrent.

Quels papiers envoyer à la CPAM ?

Les copies de vos 4 derniers bulletins de salaire avant le début du congé, avec une attestation sur l'honneur indiquant votre dernier jour de travail.

Sources

  1. Service-public.fr — Congé de maternité d'une salariée du secteur privé, section indemnités journalières (vérifié le 1er juin 2026) vérifiée le 13 octobre 2026
  2. France Travail — Est-ce que je perds mes droits à allocation chômage en cas de congé maternité ou d'adoption ? vérifiée le 13 octobre 2026
  3. France Travail — Congé maternité ou arrêt maladie, quel impact sur le montant de mes futurs droits ? vérifiée le 13 octobre 2026
  4. Caf et CPAM des Hautes-Alpes — Atelier futurs parents, parcours maternité (janvier 2026, PDF) vérifiée le 13 octobre 2026

Mamavela informe ; ce guide ne remplace pas votre sage-femme, votre médecin ou votre pédiatre, qui connaissent votre situation. Au moindre doute, appelez-les. En cas d’urgence : le 15 ou le 112.

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